
Enduit à la chaux & pierre · Le moyen pays
Une bâtisse en restanque rendue à la chaux
Dépose de l’enduit ciment ajouté au vingtième siècle, rejointoiement à la chaux, puis enduit ocre accordé aux façades voisines.
Le contexte
Ensemble ancien en pierre sur plusieurs niveaux, avec garage voûté en rez-de-chaussée et terrasse au-dessus. Les propriétaires constataient depuis plusieurs années des remontées d’humidité en pied de mur et un enduit qui se détachait par écailles.
Ce que le diagnostic a montré
Le diagnostic tenait en une phrase : le mur avait reçu un enduit ciment dans les années soixante-dix. Un mortier de ciment est bien plus rigide et bien moins perméable à la vapeur que la pierre et le mortier de chaux d’origine. L’humidité qui monte par capillarité ne pouvait plus s’évaporer, se concentrait derrière l’enduit et le faisait éclater — exactement le tableau observé.
L’intervention, poste par poste
- Dépose complète de l’enduit ciment sur toutes les façades
- Dégarnissage des joints à cœur et rinçage de la maçonnerie
- Rejointoiement au mortier de chaux hydraulique naturelle
- Reprise des arcades et des encadrements dans le même mortier
- Corps d’enduit à la chaux appliqué en plusieurs passes
- Finition talochée fine, teinte ocre obtenue au sable et aux pigments
Le résultat
Un mur ancien ne se répare pas en ajoutant une couche : il se répare en retirant ce qui l’empêche de respirer. Les remontées ne disparaissent pas du jour au lendemain, mais l’évaporation redevient possible et l’enduit tient parce qu’il travaille au même rythme que la pierre.
En images

Avant : l’enduit ciment déposé, la maçonnerie remise à nu 
Après : enduit à la chaux et arcades reprises à l’identique




