
Ravalement de façade · Antibes & Sophia
Une dépendance reprise depuis le pied de mur
Un cas d’école de remontées capillaires : sans reprise du soubassement en mortier adapté, l’enduit neuf aurait recloqué en deux hivers.
Le contexte
Dépendance de plain-pied adossée au terrain naturel sur une partie de son périmètre, avec un accès par quelques marches. L’enduit se détachait sur toute la hauteur du soubassement et l’intérieur sentait l’humidité.
Ce que le diagnostic a montré
Adossé au terrain sans coupure de capillarité, le mur pompait l’eau du sol en permanence. Les sels dissous remontaient avec elle et cristallisaient au niveau du front d’évaporation, faisant éclater l’enduit toujours à la même hauteur. Refaire l’enduit sans traiter ce mécanisme revenait à reprogrammer le même désordre.
L’intervention, poste par poste
- Purge de l’enduit dégradé sur toute la hauteur affectée
- Assainissement du pied de mur et dégagement de l’adossement
- Enduit de soubassement à porosité contrôlée, adapté aux supports salins
- Corps d’enduit sur le reste de la façade
- Arrêt net entre soubassement et façade, marqué par un profilé
- Finition grattée ton sable sur l’ensemble
Le résultat
Le soubassement est traité séparément et volontairement laissé plus perméable : il devient le point d’évaporation choisi, plutôt qu’une zone de rupture subie. C’est une intervention discrète sur la photo et décisive sur la durée de vie du chantier.
En images

Avant : l’enduit détruit sur toute la hauteur du soubassement 
Après : soubassement traité séparément, puis enduit de finition




